Quand un restaurateur décide enfin de prendre son Instagram au sérieux, il a deux portes en face de lui. La porte freelance, qui s’ouvre vite et coûte peu. La porte agence, qui rassure et coûte cher. Les deux mènent rarement à un compte qui ramène des clients en boutique. Voici pourquoi, et comment trancher.

La porte freelance · 200 à 600 € par mois

Le freelance, c’est souvent un étudiant en école de com, un créateur de contenu qui cherche à arrondir ses fins de mois, ou un photographe qui a élargi son offre. Il vous facture 350 € pour “3 posts par semaine et la modération des commentaires”. À ce prix, il ne peut pas faire mieux.

Ce que vous obtenez :

Ce que ça coûte vraiment : 350 € qui ne ramènent rien, plus le temps que vous passez à lui envoyer des photos prises au téléphone, plus l’effet “compte mort” sur les visiteurs qui hésitent à venir. Au bout de six mois, vous arrêtez.

Un compte mal géré est pire qu’un compte abandonné. Il signale aux clients potentiels que vous ne savez pas vous présenter.

La porte agence corpo · 3 000 à 8 000 € par mois

L’agence corporate, c’est l’inverse. Locaux à Paris 9, équipe de quinze personnes, présentation PowerPoint de quarante slides au premier rendez-vous. Vous signez parce que c’est rassurant.

Ce que vous obtenez :

Ce que ça coûte vraiment : 5 000 € par mois dont 70 % financent les locaux et la marge de l’agence, et 30 % servent à payer le junior qui poste à votre place. La production est sous-traitée à un freelance pour 800 € — le même type de freelance que vous auriez pu trouver en direct.

Le problème commun aux deux

Les deux modèles ont la même faille : personne sur le terrain.

Le freelance n’a pas les moyens de venir tourner chez vous deux jours par mois. L’agence corpo a les moyens mais pas l’envie : ses équipes sont en open-space, pas en cuisine. Résultat, dans les deux cas, le contenu est générique. Or, sur Instagram, c’est exactement ce qui ne marche pas.

Ce qui marche, c’est la spécificité. La croûte de votre focaccia, votre comptoir au matin quand la lumière entre par la vitrine, la mèche de cheveux de votre pâtissier qui dépasse du chapeau. Un freelance qui poste depuis chez lui ne peut pas capturer ça. Une agence corpo qui sous-traite encore moins.

La voie du milieu

Une équipe restreinte, spécialisée dans le secteur food, qui vient tourner chez vous deux fois par mois et qui produit du contenu pensé pour votre marque. Pas dix-huit personnes en open-space. Pas un freelance solo dépassé. Trois personnes qui se déplacent, qui filment, qui montent, et qui s’occupent de la stratégie en parallèle.

C’est exactement ce qu’on fait chez agencefood. Et ça coûte entre 950 € et 1 650 € par mois — au-dessus du freelance qui ne fait rien, en-dessous de l’agence qui facture le confort plutôt que le contenu.

Les questions à se poser avant de signer

Si vous hésitez entre plusieurs prestataires, posez-leur trois questions précises :

  1. Qui sera physiquement chez nous pour filmer ? S’ils répondent “on s’arrange” ou “à voir au cas par cas”, la production est sous-traitée. Passez votre chemin.
  2. Combien de jours de tournage par mois sont prévus au contrat ? Si le chiffre est zéro, vous payez pour du recyclage de vos propres photos.
  3. Qui est mon interlocuteur après la signature ? Si c’est un account manager différent de la personne du premier rendez-vous, vous avez signé avec une vitrine.

Trois questions, trois réponses honnêtes. C’est tout ce qu’il vous faut pour trancher.


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